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Lyrica Massilia. Regards lyriques et musicaux – Marseille & Provence

 

On innove aux Amis de Chopin, d’abord en invitant dans la cité phocéenne le Kantor de Leipzig, ensuite en doublant l’événement, le samedi 17 et le dimanche 18 janvier. Enfin on notera un changement de salle, puisque cela se passera tout près de la salle Musicatreize où ont lieu d’habitude les concerts de la SMAC, au Temple protestant du 15, rue Grignan (Bach sera chez lui). L’heure est également modifiée. Il n’y aura pas d’avant-concert « jeune talent », mais quatre concerts : Samedi 17 h (musique de chambre) et 20h (piano) et Dimanche 17h30 (musique de chambre) et 20h30 (piano).

Ces concerts sont organisés en partenariat avec la vénérable Société de Musique de Chambre de Marseille. Les concerts, qui déclineront les fondamentaux, permettront d’abord d’entendre, le  samedi 17 janvier à 17 heures, des variations sous le titre « Bach et l’Italie ». Seront à l’ouvrage : Floriane Hasler, remarquable mezzo-soprano, que nous avons découverte à Marseille en 2022 dans Elisabetta regina d'Inghilterra de Rossini où elle chantait le rôle d’Enrico dans une version concertante ; Florian Caroubi, piano, que nous avons pu entendre en janvier dernier  dans un programme Schubert ; Marine Faup-Pelot, violon, membre du quatuor Wassily et Julien Beaudiment, flûte, supersoliste de l’Orchestre National de Lyon, autant dire du beau monde.

Au programme : extrait de la cantate, BWV 201, sonate pour violon et piano, BWV 1014, extrait de la Passion selon Saint Matthieu, BWV 244, concerto italien, BWV 971, extrait de la cantate BWV 35, sonate pour flûte et piano, BWV 1031, Aria  variata alla maniera italiana, BWV 989 et extrait de la cantate, BWV 35.

Puis, ce sera, à 20 h, l’heure de l’Art de la fugue, interprété par le pianiste David Lively, concert qui débutera par une conférence depuis le piano. Composé entre 1740 et 1745, ce monument est considéré par les spécialistes comme l’apogée du style contrapuntique. 19 fugues composent un ensemble qui est sans doute inachevé, dans la mesure où il se termine de manière abrupte par un silence singulier.

 

 

D’origine américaine, cet artiste et technicien hors pair est un spécialiste reconnu des compositeurs états-uniens du XXème siècle. Mais il a également enregistré l’Art de la Fugue. C’est donc un choix judicieux que d’avoir fait appel à un tel pianiste pour ce concert.

Dimanche 18 à 17h30, nous retrouverons le même quatuor de musiciens que la veille, mais, cette fois, autour de l’Offrande Musicale (1747). Au programme Extrait de la cantate, BWV 21, Offrande Musicale ricercare à trois BWV 1079, Vergnügte Ruh, BWV 170, canon à deux cancrizans  (canon à l’écrevisse), extrait de l’Offrande Musicale, BWV 1079, extrait de la cantate, BWV 248, Toccata n° 2, BWV 1079, extrait de la Passion selon Saint Mathieu,  BWV 244, extrait de la Passion selon Saint Jean, BWV 245, Canon perpetuus,  extrait de l’Offrande Musicale, BWV 1097, extrait de la cantate, BWV 114 et extrait de l’Offrande Musicale, BWV 1079.

A 20 h 30, la pianiste Maria-Rosa Gunter donnera l’intégrale des Variations Goldberg, œuvre de l’Art de la Fugue, puisque composée en 1742. L'œuvre se compose d'un air et 30 variations et  se termine par un retour au thème original, avec un ostinato de basse.

Agée de 34 ans,  la pianiste native de Braunschweig en Basse-Saxe s’est déjà taillée une belle réputation d’interprète. Son premier disque a été consacré à ce chef-d’œuvre de Bach. On ne pouvait, là aussi, rêver meilleur choix.

Deux générations  de pianistes sont donc invitées par la SMAC et la Société de Musique de Chambre pour ce weekend Bach que les amateurs attendent avec impatience, d’autant plus qu’il s’appuie sur les œuvres les plus profondes dont se sont emparés des sommités du piano, de Rudolf Serkin à Glenn Gould.

N’oublions pas qu’après sa mort en 1750, celui qui fut Thomaskantor (du nom de  l’Eglise de Leipzig) entre 1723 et son décès, fut largement oublié, aussi incroyable que cela puisse apparaître aujourd’hui. Les partitions de Bach n’étaient plus considérées que comme des cahiers d’exercice. Il aura fallu la ténacité de l’irremplaçable Félix Mendelssohn-Bartholdy pour sortir d’abord des limbes la Matthäus Passion, à Leipzig, en 1824, en la retravaillant et la reformatant avec un grand orchestre symphonique, avant de sauver bien d’autres œuvres de la déshérence.

Révérence gardée envers les tenants de la messe en latin, Johann Sebastian Bach, comme son contemporain Georg Friedrich Haendel, était tributaire des outils musicaux de son temps. Mendelssohn a montré la voie. Le Steinway donne à ses compositions une autre dimension, même si une interprétation au clavecin est parfaitement légitime. Bach wird Fluss. Le ruisseau devient rivière. Nous aurons bientôt l’occasion de nous en rendre compte.

 

Published by Jean-Pierre Bacot - SMAC, Société de Musique de Chambre de Marseille

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